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luceo ▴ renegates
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Prisonnier
A MILLION MILES FROM HOME ; I AM WALKING AHEAD
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Expérience : 2300
Classe : Tank
Type : Air
Métier : botaniste
Mer 14 Oct - 21:20
all hail the undergogs
// luceo
Il n'y a pas assez de fleurs dans le monde.
Pas assez de fleurs dans ces prisons.

Et quand les blizzards venaient se coller à ta fenêtre, tu regardais les gouttes rouler -condensées condensées, et condensé de tout ce qui fuyait vers le sol ; tes respirations hachées, tes mains désarticulées, les verres d'eau déjà vaporisés.
Tu étais de ceux qui passaient des heures dans ces paysages de glace ; et c'était toujours quand tu commençais à geler que tu voulais le plus rester -pourquoi est-ce que ça faisait toujours plus mal de persister quand on ne peut que partir ?
Sûrement parce que tu n'étais jamais vraiment chez toi.
Et même ces murs remplis de couleurs, même ces rebords envahis de pots de fleur, même ces éclats de conscience griffonnés sur papier -et tout tout tout, tout paraissait si asséché si dénudé si dépeuplé ; et même les malices laissaient juste sur leurs passages quelques paillettes qui, bien vite, oubliaient leurs scintillements leurs rutilances.
Mais au moins, tu t'étais trahie toi-même, Sybil.
Et quand tu racontais ton histoire à d'autres, quand tu leur expliquais tout du bout des pupilles -apeurées apeurées-, parfois ils te lâchaient des morceaux d'autres contes -les leurs, tu crois, mais rien n'était jamais dit très haut ni très clairement. C'était des secrets, peut-être. Des fantômes qu'on voudrait brûler mais qui nous noient dans le pétrole qu'on voulait enflammer.
Stygian avait peut-être réussi a incendier ses souvenirs -ils étaient dans cet état, entre embrasé et consumé, entre phénix et cendres oh entre amour et haine. Tu crois que tu ne comprendra jamais.
Et ce matin -ce matin, il y avait encore ce garçon devant sa cellule. Il avait les yeux bandés et les lèvres empourprées ; il avait des traits d'aigle et d'autres plutôt de loup -qu'importe. Il avait cet air de prédateur et ça faisait bien longtemps que tu pensais le connaître -presque comme si tu avais été à sa place. Presque.
Et pourtant, tu ne lui avait jamais parlé.
Luceo, hein.
Il n'y avait pas de questions derrière ta voix, même pas de rhétorique ; juste une espèce de sentiment qui restait coincé au fond de la gorge -de ceux qui ne se laissent pas porter par la voix. Tu serres contre toi un de ces pots de fleur, un cactus qui s'élève comme un mur entre lui et toi.
J'ai entendu parler de toi.
T'as une de tes lippes qui se retrousse, parce que même quand tu te sens mélancolique t'arrives à te forcer à sourire. T'arrives à te forcer à être toi-même.
J'sais pas si c'est une bonne chose. - blanc -C'est une bonne chose ?
Et tu rigoles rigoles rigoles.
Un peu comme toujours.



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