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C'est mon chien. (Qazea)
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Métier : Journaliste immobilier.
Lun 19 Oct - 21:13
C'est un homme usé qui se traîne dans les rues de Chróma Polis. Et pourtant, ce n'est pas un homme d'une grande vieillesse qui s'avance sur le trottoir. Quelques rides peu marquées, quelques cheveux blancs qu'il se refuse à arracher ou à teindre, voilà les seuls signes visibles du temps qui passent. Et encore n'est-ce pas cela que l'on remarque chez lui. Ses yeux, où dort une étincelle sauvage presque rouge sang, scrutent les alentours comme s'il s'attendait à se faire attaquer dans les prochaines minutes. Et sa brûlure au visage, qu'il déteste tout particulièrement, ne fait que renforcer cet air dangereux et usé.
Tout est de la courbure de sa colonne vertébrale. Ce qu'il ressent à l'intérieur de lui est si fort et si violent qu'elle en a modifié sa structure interne. Sa colonne n'est plus capable de soutenir correctement son poids et, par conséquent, elle se ploie. Légèrement bossu, les épaules trop haussées, selon la perspective, Faust ressemble à bien des phénomènes de foire, mais jamais à un homme normal. On se demande pourquoi.

« Tu pourrais passer plus souvent nous dire bonjour, et arrêter d'emporter toujours autant de travail avec toi. On est quoi pour toi, une gêne ? »

Merci, maman. Faust vient toutes les semaines. Mais d'une certaine façon, il est rassurant de voir que, même s'il a déjà quarante ans, elle le considère toujours comme son enfant. Viendra un jour où Faust devra assumer la vieillesse de ses parents, et peut-être aussi leur décès. Ce ne sont pas des choses auxquelles il pense en général, mais parfois, cela l'effraie, de voir comme ses parents ont pu vieillir en dix-huit ans. Cette perspective l'effraie même plus que l'idée de sa propre dégradation. Faust a besoin que ses parents, parfois, le rappellent à l'ordre et le déchargent du terrible fardeau de devoir conduire sa vie tout seul, domaine où il s'est montré maintes et maintes fois incompétentes.
Le dossier est rangé, le reportage sera pour une autre fois. Il aurait pourtant tant voulu se rendre à la somptueuse villa qui le fascine depuis son enfance. Il n'avait jamais eu l'occasion de franchir ses grilles hautes et stylisées, si bien que l'aperçu qu'il avait du bâtiment avait toujours été lacunaire. Dire que Faust en tire un intérêt pour l'architecture était excessif, il faut prendre le problème à l'envers. À présent que Faust s'intéresse à l'architecture, il se passionne pour les demeures qui autrefois le fascinaient.

« Puisque tu as fini, va sortir le chien. Ça lui fera de l'exercice. »

Faust détourne le regard de sa lecture et regarde l'adorable toutou qui lui aboie joyeusement dessus. Melchior est son nom. Faust ne se souvient pas que ses parents avaient eu un jour envie d'un animal de compagnie, mais il suppose que c'était pour eux un moyen de calmer leur douleur lorsqu'il était en prison. Encore heureux qu'ils ne lui aient pas donné son nom. Parce qu'il ne l'avait jamais connu auparavant, Faust n'éprouve aucune affection pour Melchior, mais il ne sait pas lui refuser quelque chose, car le chien est insistant. Et il peut encore moins refuser lorsque la demande émane de son père, qui pense qu'un peur d'air frais lui faisait du bien. Faust n'est pas encore tout à fait à l'aise avec les autres, même s'il a pu renouer des liens très forts avec ses parents.
Une bien étrange façon de montrer son amour, si vous voulez mon avis...

Et maintenant, voyez-vous le petit Melchior qui tourne autour de l'homme, sans laisse car Faust ne connaît que trop bien la privation de liberté, incapable de s'éloigner de plus de quelques mètres de son compagnon humain sans revenir vers lui pour lui japper des mots d'amour ? Peut-être le comprend-il après tout, mais Faust n'en a rien faire, de la compréhension canine. Celle d'Elle lui est déjà amplement suffisante. Il frappe un caillou du pied, probablement une de ces petites pierres décoratives que de jeunes voyous s'étaient amusés à disperser lors de leur dernier passage ici. Personne ne respectera jamais totalement l'œuvre des artistes de Chróma Polis. Cependant, Faust n'apprécie pas vraiment le paysage. Il se sent étranger dans sa ville natale. Pourtant, il aurait tant aimé travailler ici. On peut faire une véritable rubrique d'art urbain dans cette ville.
Faust ne regrette pas vraiment. Viridi Civitatem, c'est très bien aussi.

Le chien court soudain vers un jeune homme qu'il reconnaît, car il l'a déjà croisé dans les rues – mais ce chien est trop sympathique, il ne sait pas faire la différence entre les bons et les méchants. Melchior ne semble pas décidé à le lâcher. Faust ne peut plus faire semblant de ne pas avoir vu cet abominable morveux qui habite ici. Il n'a peut-être pas de raison bien précise pour le détester, mais il n'en a pas besoin : en quelques instants, Faust s'est fait une idée très précise sur Qazea, et il n'en démord pas. Banal, suffisant, et jeune, surtout. Totalement le type de personne qu'il aurait pu devenir s'il n'avait pas dérapé.
Et les gens trop biens, vous savez, Faust, ça le démange toujours un peu. Et c'est exactement l'image que lui renvoie ce gosse : je suis trop bien pour toi. Comme la majorité des gens, cela dit.

« Tu veux bien me rendre mon chien... »

Poli, mais pas trop : Faust ne se sent pas capable de lui dire s'il te plaît, mais il a fait l'effort de ne pas aboyer un ordre. Ce qui, dans les faits, ressemble légèrement à une menace, puisque Faust ne sait pas vraiment parler autrement.
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Dim 8 Nov - 13:46
J'étais de sorti aujourd'hui, une fois encore. J'étais sorti il y a déjà quelques jours dans ce quartier pour rendre visite à de vieux amis. Ils avaient bien réussis dans la vie. Mon ami était devenu un scientifique faisant diverses recherches tandis que mon amie était devenue une professeure de renommée, connue pour ses si particulières méthodes d'enseigner. J'étais cependant aujourd'hui présent dans le quartier des habitations pour une tout autre raison : j'étais en mission pour le compte des Traqueurs de Hackers. J'étais accompagné de deux de mes collègues pour tenter de rattraper un de mes amis hackeurs. Nous avions réussi à l'encercler. Il était finit, sans nul doute. Sans compter sur mon intervention. Je touchais une icône de mon vitae Pulsera, l'îcone cracké qui appartenait aux hackeurs et qui s'avérait très pratique. D'une nouvelle pression, j'envoyais un virus dans un immeuble à côté de nous qui s'illumina aussi fort qu'en pleine nuit. Cumulée à la lumière du soleil, cette puissance lumineuse se mit à nous éblouir, les traqueurs et moi. Lorsque nous récupérions la vue, le hacker était parti.

Mes collègues pestaient sans s'arrêter. Contre la vie, contre Chroma Polis, contre les bugs techniques et surtout contre les hackeurs. Je leur demandais de faire leur compte-rendu, que je les rejoindrai mais que je devais rendre visite à quelqu'un. Puis je me sauvais dans les dédales des habitations que je connaissais si bien à présent. J'avais ressenti le besoin de marcher un peu tout seul, fatigué par ce jeu du chat et de la souris. Quel camp faisait le bien ? Les traqueurs ou les hackers ? Quand diable cette guerre sans fin allait finir ? Je me sentais plutôt mal, fatigué mentalement. Cependant, physiquement, je laissais ressortir ce que j'avais toujours été : un homme mystérieux et un peu hautain. Dans les livres de contes, j'aurais été, sans nul doutes, classifié de
« noble ». Un chien fonça sur moi. J'avais déjà vu ce chien -ainsi que l'homme qui s'occupait de lui- dans la quartier. Après tout, si on habitait tout les deux ici… A moins qu'il ne vienne rendre visite à quelqu'un. Il avait le regard hautain, comme si il était supérieur à tout ceux qui existent. Ces gens là me répugnaient au plus au point. J'avais réussi à attraper son chien -un animal très joyeux qui me tournait déjà autour et me faisait quelques câlins- et il venait me demander si je pouvais lui rendre. Il était détestable, mais je n'étais pas le propriétaire du chien.

" - Si je le veux ? Non, je ne le veux pas. Je ne veux pas qu'un si gentil chien soit dressé par une personne aussi malpolie que vous. Mais il vous appartient, alors même si je ne veux pas, je vous le rend. "

Joignant le geste à la parole, je tendis la laisse du chien à son propriétaire.

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Citoyen
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Lun 9 Nov - 19:17
Les chiens doivent sentir la tendresse de l'âme et se comporter en conséquence. Sans doute est-ce la raison pour laquelle Melchior s'est instantanément précipité vers Qazea, de loin plus doux que son propriétaire – cela dit, prendre ledit propriétaire comme élément de comparaison revient à fausser le jugement que l'on peut porter sur autrui. Cette préférence blesse Faust bien plus qu'il ne voudrait l'avouer, mais son amour-propre est si fort qu'il ne s'abaissera pas à le reconnaître, et le poussera à rejeter la faute sur une pauvre victime innocente. Victime qui, il est évident, ne l'apprécie pas beaucoup plus, et ne fait pas beaucoup d'efforts pour le cacher. Mais contrairement à Faust, Qazea est subtil et met les formes. Il qualifie l'ancien prisonnier de malpoli, et sur ce point, on ne peut pas vraiment lui donner tort, car la politesse ne fait pas partie des qualités de Faust. Pour tout dire, ce dernier trouve qu'il s'agit là d'une convention sociale pesante et hypocrite. Ce n'est qu'en abandonnant la politesse que Faust peut exprimer la violence de ses sentiments envers Qazea, une violence qui lui semble légitime, puisqu'en prison, Faust a appris à ne pas faire de compromis.
Qazea lui tend la laisse, que Faust récupère d'un geste brusque. Il manque de cogner la main de Qazea ce faisant ; à vrai dire, il le regrette, ce blanc-bec aurait bien mérité d'être un peu malmené. Faust le sait, la violence physique ne résous rien ; pire encore, elle est l'assurance d'un aller simple pour Dexia, ce que bien évidemment Faust souhaite éviter à tout prix. Voilà pourquoi, malgré l'envie très nette qu'il a de fracasser le crâne de Qazea, Faust n'a jamais cédé à ses pulsions depuis qu'il est sorti. Sa résistance est d'autant plus difficile lorsqu'on sait qu'il a pu les exprimer sans crainte pendant dix-huit ans, mais l'homme est brave et sait se contrôler. Il se reporte donc sur la violence verbale, moins grave aux yeux du Vita Pulsera, puisqu'il sait qu'il ne doit pas dépasser la limite des insultes. Mais avant celle-ci, il existe quantité d'autres nuances que Faust maîtrise très bien, pour avoir joué avec elles un nombre indéfinissable de fois.

« Moque-toi de moi. Tu fais bien le fier, n'est-ce pas, avec tes mains toutes propres. Ça te fait plaisir d'être poli avec quelqu'un que tu détestes de tout ton âme ? Avoue-le, je te dégoûte autant que toi, tu me dégoûtes. »

Sa voix, emplie d'un fiel certain, se veut agressive, tranchante comme une lame de rasoir. Elle veut percer les défenses de Qazea et le faire tomber dans la folie, la même folie que Faust avait connu il y a bien longtemps lorsqu'il avait commis son crime. Elle veut faire connaître au jeune homme les mêmes tourments que Faust, et ainsi prouver à ce dernier que sa culpabilité est fausse, qu'il n'avait jamais été responsable de son basculement, car tout le monde peut basculer. Elle veut vérifier cette théorie pour sauver l'âme de Faust. Mais elle est sans doute vouée à l'échec. Qazea n'a sans doute pas les mêmes faiblesses que Faust. L'ancien prisonnier ne peut pas savoir ce qui tourmente l'âme de cet homme qu'il considère comme un traqueur de bug. Seule peut-être leur haine réciproque peut être l'élément que tous deux ont en commun. C'est loin d'être suffisant.
Melchior, le petit chien, continue à gambader autour des deux hommes, passant de l'un à l'autre pour leur demander de jouer avec lui. Mais il ne sait pas que Qazea ne jouera pas avec lui, pas après avoir dit qu'il respecterait la propriété de Faust, ni que celui-ci préfère agresser verbalement celui-là plutôt que de passer un moment agréable avec son petit ami à quatre pattes. Voilà une preuve qu'il ne sait que gâcher sa vie : il ne sait pas profiter des bons moments et saisir les bonnes occasions qui se présentent à lui.

« Ah oui, c'est vrai. T'as jamais osé porté la main sur quelqu'un, avoue. T'as pas les couilles pour ça. Pauvre petit garçon. »

Après l'agressivité vient le sarcasme, et Faust s'amuse vraiment à se moquer de lui. Peu importe ce que peut lui répondre Qazea, peu importe si ce qu'il dit fièrement est en totale contradiction avec ce qu'il pense intimement, Faust a besoin de prendre sa revanche d'une façon ou d'une autre. Ce qui d'ordinaire lui fait honte devient soudainement le fer de lance de son identité. J'ai pêché, je suis marqué par le mal, j'ai payé pour mes fautes, et je suis désormais fier de ce que je suis. D'une certaine manière, Faust aurait aimé croire à ce qu'il dit à Qazea, aurait aimé coller à l'image qu'il renvoie de lui. Mais sa tête est trop difficile à convaincre, elle ne supporte pas les déviances de son cœur.

« Oh, mais c'est vrai, j'oubliais. » Faust accompagne la parole d'un geste marquant la soudaine révélation. « Toi, tu es au dessus de cela, parce que tu es un joueur, n'est-ce pas ? Tu peux te battre tant que tu veux, on ne te dira rien... »

Faust s'interrompt avant de sombrer dans le pathétique. Il aurait très envie de se plaindre et de dire que les pauvres types comme lui n'ont pas cette chance, mais malgré la force de sa souffrance, Faust ne se sent tout simplement pas capable de l'exprimer. Dans son monde, seuls les faibles se plaignent, car exprimer à voix haute des sentiments aussi personnels revient à laisser une emprise à autrui. Quoi de plus terrifiant pour un homme qui a l'impression d'avoir perdu depuis longtemps le contrôle qu'il a sur la sienne ?
Et c'est sans doute pour cela que Faust rejette sur Qazea le sentiment de haine qu'il ressent envers lui-même. Au fond, Faust le sait, il éprouve une profonde jalousie envers ce jeune homme qu'il aurait aimé être. Les mots sont dits. Faust le sait, et cette prise de conscience fait palpiter son cœur aussi sûrement qu'une montée d'adrénaline. Il ne ressent qu'une haine pure et froide qui ne demande qu'à jaillir de lui.

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